04 juillet 2008
Du privilège du MC...la recherche avance...en wifi
22 juin 2008
Des trois métamorphoses de l’esprit F. Nietzsche
" Je vais vous dire les trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit se change en chameau, le chameau en lion, et pour finir le lion en enfant. Il y a bien des choses qui semblent pesantes à l’esprit, à cet esprit robuste, aux reins solides et patient, et tout imbu de respect ; sa force réclame de lourds fardeaux, les plus lourds qui soient au monde
Qu’y a-t-il de plus lourd à porter ? -dit le serpent devenu bête de somme, et il s’agenouille, tel le chameau qui demande à être bien chargé.
Quelle est la tâche la plus lourde, ô héros, demande l’esprit devenu bête de somme, que je l’assume, afin de jouir de ma force.
Serait-ce de s’humilier afin de meurtrir son orgueil ? De faire éclater sa folie afin de bafouer sa sagesse ?
Serait-ce d’abandonner une cause triomphante ? De gravir de hautes cimes afin de tenter le Tentateur ?
Serait-ce de se nourrir de glands et de l’herbe de la connaissance, et de faire jeûner son âme pour l’amour de la vérité ?
Serait-ce, étant malade, de congédier les consolateurs et de lier amitié avec des sourds qui n’entendent jamais ce que l’on désire ? Ou de descendre dans une eau bourbeuse, si c’est l’eau de la vérité, et de ne point écarter de soi les grenouilles froides et les crapauds cuisants ? Ou encore d’aimer ceux qui nous méprisent et de tendre la main au fantôme qui cherche à nous effrayer ?
Mais l’esprit devenu bête de somme prend sur lui tous ces lourds fardeaux ; pareil au chameau chargé qui se hâte de gagner le désert, il se hâte lui aussi de gagner son désert.
Et là, dans cette solitude extrême, se produit la deuxième métamorphose : l’esprit devient lion. Il entend conquérir sa liberté et être le roi de son propre désert.
Il se cherche un dernier maître ; il sera l’ennemi de ce dernier maître et de son dernier Dieu ; il veut se mesurer avec le grand dragon, et le vaincre.
Quel est ce grand dragon que l’esprit refuse désormais d’appeler son seigneur et son Dieu ? Le nom du grand dragon, c’est « Tu-dois ». Mais l’âme du lion dit « Je veux !»
« Tu-dois », lui barre la route, tout brillant d’or, couvert d’écailles, et sur chacune de ces écailles brillent en lettres d’or ces mots « Tu dois »
Des valeurs millénaires brillent sur ces écailles, et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons : « Toutes les valeurs des choses étincellent sur mon corps. »
Toutes les valeurs ont été créées dans le passé, et la somme de toutes les valeurs créées, c’est moi. « En vérité, il ne devra plus y avoir de « je veux. » Ainsi parle le dragon.
Mes frères, à quoi sert le lien de l’esprit ? Pourquoi ne suffit-il point l’animal patient, résigné et respectueux ? Créer des valeurs nouvelles, le lion lui-même n’y est pas encore apte, mais s’affranchir afin de devenir apte à créer des valeurs nouvelles, voilà ce que peut la force du lion.
Pour conquérir sa propre liberté et le droit sacré de dire non, même au devoir, pour cela mes frères, il faut être lion. Conquérir le droit à des valeurs nouvelles, c’est pour un esprit patient et laborieux l’entreprise la plus redoutable. Et certes il y voit un acte de brigandage et de proie.
Ce qu’il aimait naguère comme son bien le plus sacré, c’est le « Tu-dois ». Il lui faut à présent découvrir l’illusion et l’arbitraire au fond même de ce qu’il y a de plus sacré au monde et conquérir ainsi de haute lutte le droit de s’affranchir de cet attachement : pour exercer une pareille violence, il faut être lion.
Mais dites-moi, mes frères, que peut encore l’enfant, dont le lion lui-même eût été incapable ? Pourquoi le lion ravisseur doit-il encore devenir enfant ? C’est que l’enfant est innocence et oubli, commencement nouveau, jeu, roue qui se meut d’elle-même, premier mobile, affirmation sainte. En vérité, mes frères, pour jouer le jeu des créateurs, il faut être une affirmation sainte ; l’esprit à présent veut son propre vouloir ; ayant perdu le monde, il conquiert son propre monde.
Ainsi parlait Zarathoustra. Et lors il séjournait dans la ville qu’on nomme « La Vache Pie
». "
Pour faire simple, le chameau est soumis au conformisme en un sens sa pensée adhère aux valeurs d’autrui et ce faisant en porte le fardeau. Si le lion se rebelle contre les valeurs du groupe, il reste tout aussi dépendant que le chameau car il a besoin du groupe pour exister et continuer à se révolter. Seul l’enfant ne dépend de personne. En créant ses propres valeurs il s’invente son propre avenir détaché de la question de savoir si cela correspond ou non aux valeurs du groupe
11 juin 2008
Besoin de soleil...
Si j'étais chanteuse ... Duffy...
Sous la pluie des treize lune me love
Senso.. Maroon five
Avec une pina colada..Wax Taylor
03 juin 2008
L'art et l'amour fondement de notre humanité
Un très joli post pour vous donner envie d'aller lire Kazuo Ishiguro ...
En filigranne quelques pensées qui divaguent encore et toujours... la tête ailleurs....
01 juin 2008
Aimer ...comment?
"On peut aimer en cultivant une complicité intellectuelle, mais aussi de multiples manières grâce au corps : embrasser un genou écorché, caresser des épaules nouées par une dure journée de travail, réchauffer entre ses mains d'autres mains refroidies, bercer l'autre comme un enfant quand il est triste, donner un baiser sur son front, un autre sur sa bouche, et faire l'amour... Chercher le plaisir corporel de l'autre permet de découvrir son propre
corps et son propre rapport au plaisir. Faire l'amour revient vraiment à le fabriquer, comme un ébéniste fait un meuble, comme un artisan maçon fait une maison ; c'est travailler sa forme, sa résistance, ses textures, apprendre à reconnaître peu à peu le corps comme le bois ou la brique sous ses doigts et en découvrir toutes les nuances. Voilà pourquoi l'amour a besoin de répétition pour s'affiner et s'épanouir. La part d'inconnu qui se conquiert dans l'aventure répétée des corps est aussi une découverte de soi. Mais cette répétition nécessaire à l'affinage des sensations et à la complicité des corps a aussi des effets sur l'usure du désir - qui par définition en veut toujours plus".
Pascal Duret, Le couple face au temps, 2007
20 mai 2008
Mots d'enfants
Maman ce soir peux-tu me raconter une histoire avec ta bouche?
Quelle jolie phrase pour distinguer les histoire lues, des histoires inventées par maman
Les histoires de ma bouche...
Des mots qui prennent corps dans la cavité buccale ...leur rythme et tonalité modulés par les cordes vocales...
Flux de mots, flux de phrases
L'imagination est dans ma bouche...rires
11 mai 2008
rester zen
Quand la paresse nous gagne avant que le soleil n'expire ses derniers sourpirs
face à l'océan,
les braises de l'astre de lumière inonde le miroir de mon âme
le tumulte de mes pensées s'apaisent
et sur cette plage,
le ronronnement des déferlentes sans âme rassure mon âme
Peinture marc simelière
Des mots qui blessent
Les mots ne sont pas seulement un peu de bruit, et dans chaque phrase que nous proférons nous rencontrons aussi un autre...
Sa sensibilité, sa personnalité, son expérience donneront sens à chaque mot dit ...
Etre blessé d'être mal interprété n'est pas la chose la plus douloureuse sans doute encore plus douloureux est de heurter la sensibilité d'un autre... notre légèreté si je puis dire nous fait parfois oublier cet élément essentiel...
Alors, savoir communiquer sans doute est-ce apprendre à choisir non seulement les mots et leurs nuances mais aussi apprendre à choisir le bon moment, le bon médium et le bon endroit...
09 mai 2008
Identité relations et interactions
Les hommes, en tant qu'êtres socialisés construisent leur identité par leur relations et interactions. La rupture d'une relation est ainsi à même d'engendre un changement partiel d'identité.
05 mai 2008
parfum de roses, parfum d'ailleurs
04 mai 2008
Il était une fois la rose pontificale
28 avril 2008
Aimer ses enfants (2)
"Aimer un enfant, en effet, c'est lui apporter en permanence paroles, amour, aide et tendresse. Non pas pour le garder pour soi. Mais pour le rendre au contraire capable de vivre, chaque jour un peu plus, loin de soi, ailleurs. Aimer un enfant, c'est faire en sorte de lui être, au fil des jours, de moins en moins indispensable. A la fois sur le plan matériel (parce qu'on l'encourage à l'autonomie) et sur celui des sentiments.
Car aimer un enfant c'est aussi - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - l'aider à se détacher de soi afin qu'il puisse s'attacher de plus en plus à d'autres (Une mère qui aime son enfant, disait Françoise Dolto, est celle qui supporte qu'il l'aime chaque jour un peu moins pour en aimer, de plus en plus, d'autres...). C'est, pour lui ouvrir les portes du monde, renoncer à l'exclusivité de son affection.
(...) Mais, même si elle reste à tout jamais particulière, elle ne sera plus jamais la première et plus jamais la seule."
Claude Halmos, Pourquoi l'amour ne suffit pas, 2006
Aimer ses enfants (1)
"C'est là un état extrême de l'amour maternel, où le désir de symbiose tend à faire le vide autour de la relation entre la mère et l'enfant, au prix de tous les autres liens - celui de la femme avec son mari, du père avec l'enfant et de l'enfant avec le reste du monde.
Cette névrose de l'amour matenel est une pathologie de l'attachement qui consiste à donner à l'enfant toute la place, dans la jouissance d'exercer une toute-puissance sur un être entièrement dépendant : toute-puissance instrumentée par un don sans fin, exigeant en retour une remise de soi tout aussi infinie. Comme le formulait si bien l'écrivain Ruth Klüger : "Il n'y a que les enfants qui soient plus dépendants que les femmes, c'est pourquoi les mères sont souvent si dépendantes de la dépendance de leurs enfants à leur
égard" (Ruth Klüger, Refus de témoigner. Une jeunesse (1992), Paris, Viviane Hamy, 1997, p. 286)"
Caroline Eliacheff, Nathalie Heinich, Mères-filles. Une relation à trois, 2002
Illustration de nicolleta ceccolini
Encore et toujours
"... chaque fois que nous sommes en relation avec l'autre, nous mettons en acte notre désir de ne pas nous annuler dans l'autre. Nous voulons être avec l'autre, mais en même temps, pour sauvegarder notre individualité, nous voulons ne pas l'être complètement. D'où cette façon d'être présent et de ne pas être présent, d'être là et de ne pas être là, de rechercher l'autre et de le trahir, toutes manières d'être qui sont indissociables de la relation amoureuse. Parce que l'amour est une relation, non une fusion. Et, en effet, si nous n'existions pas comme individualités autonomes, non seulement nous ne pourrions pas rencontrer l'autre et entrer en relation avec lui, mais nous n'aurions même rien à raconter à un autre qui serait entré en fusion symbiotique avec nous".
Umberto Galimberti, Qu'est-ce que l'amour ?, 2004
Photographie de gaena
24 avril 2008
La grand plage...la vie toujours tranquille
20 avril 2008
Intervalles
Intervalles de l’ombre
La texture du temps devient impénétrable
L’imprudence des mots fait jaillir le souffre volcanique des humeurs incendiaires
Etrange combinaison de passion et d’oppression
Un premier silence
Puis un second
Puis encore et encore
Le temps se dilate dans chaque intervalle
La structure se fissure
J’aurais tant aimé…éloigner ce silence qui manque d’éloquence
J’aurais tant aimé…éloigner ces silences qui manquent d’éloquence
Bulle, globule, homoncule
Reste les jeux de mots à défaut de jeux d’esprit
Rires (...)
Peinture Thierry Mettier
18 avril 2008
J'adore
Où trouver la passion de l’être à exister ?
De ces quelques chimères
Qui projettent un ailleurs,
De ces désirs,
Qui incarnent l’ombre d’un sens
De ces échos
Qui sifflent dans mes oreilles
De ce vertige
Au bord de la falaise
De ces doigts
Se laisser tomber et s’abandonner
16 avril 2008
De l'éthique
J’ai beaucoup ri avec un ami en lui soulevant le mauvais fondement de ses prises de décisions en termes éthique… je le regarde et là...
« je comprends pas l’éthique » me dit-il... je ris… en me disant que j'avais parlé depuis déja plus d'un quart d'heure pensant être entendu....autant dire foutaise ...
Avec la prémisse personne ne pourra savoir, nous sommes prêt à beaucoup d’entorses à nos principes, valeurs, choix les plus élevés… ce faisant on se perd ... nous devenons inconséquent.
Lorsque l'on prend une décision A si l’on est assuré que personne ne saura mais que l'on choisirai plutôt l’option B dans le cas contraire alors le fondement de la prise de décision ne repose pas sur un principe éthique. En soi, la décision que l’on prend est-elle bonne ou mauvaise indépendamment même de tout jugement de valeur?. C’est à cette question qu’il faut savoir répondre. Cela suppose d'une part, d’avoir défini ses principes, ce que l’on veut défendre comme valeurs, comprendre quels sont nos choix les plus élevés, mais également d'autre part, d’avoir choisit sur quels critères nous allons fonder ce qui est bon ou mauvais. Bentham, par exemple, propose de fonder son éthique sur le bonheur pour distinguer les bonnes lois et institutions des mauvaises. Ainsi porter un regard ethique sur le "fonctionnement d'une personne" c'est regarder les raisons sur lesquelles nous fondons notre prise de décision. Par exemple, faire le bien dans l'espoir d'une récompense ou par crainte de sanctions est très éloigné du concept d'éthique... Il s'agit plutôt de faire le bien pour lui même indépendamment de toutes récompenses ou sanctions...
Il s’agit de bien comprendre que la morale n’est pas l’éthique et de bien distinguer ces deux concepts. La morale sous tend un conformisme, une obligation de faire ce que l’on doit faire d’un point de vue normatif, sur un horizon social et culturel. On obéit ici à des règles sociales, à des valeurs considérées comme absolues en un sens immuables intemporelles…donnant implicitement autorité pour condamner et réprimer. En termes, religieux la morale s’incarne dans les commandements de dieu sous forme de devoir. Tu dois…
Le jugement de valeur comporte le danger de donner à nos jugements moraux un caractère absolu, une autorité incontestable. Or si nous acceptons aisément l’idée que la valeur esthétique puisse être relative, nous avons beaucoup plus de mal en termes de morale. Il est peut être bon de préciser que les notions de bien et de mal sont historiquement datées et culturellement marquées. Au Moyen Age, c’était « bien » de brûler les gens suspectés de sorcellerie.
Si la morale s’inscrit dans une logique collective qui impose, l’éthique est un engagement individuel qui recommande. Compte tenu des fins que nous prétendons vouloir atteindre et des choix que nous effectuons, faire remarquer que nous prenons la direction opposée à celle que nous prétendons suivre ne constitue pas un jugement moral mais une observation. Si nous devons être là pour un ami, ce n’est pas en proférant des incantations de donneurs de leçon que nous allons l’aider mais plutôt en participant à sa lucidité par la clarification des fins qu’il entend poursuivre. Nous n’avons pas besoin d’être juger, la culpabilité n’a jamais été bonne conseillère, mais de comprendre. Comprendre où sont nos erreurs, se décentrer pour percevoir les moments où l’on fait fausse route. Nos comportements trouvent leurs racines dans nos croyances, lesquelles s’avèrent parfois fausses. La connaissance est seule à même de participer à l’évolution de nos représentations, croyances et donc à même de faire évoluer nos comportements.
Il s’agit donc d’abandonner les jugements de valeur pour rester dans l’observation de ce qui est et non ce qui devrait être. Comprendre l’autre tel qu’il est et non pas tel que nous voudrions qu’il soit. En outre cette exigence tyrannique repose sur une erreur de mesure. L’homme réel a ses lumières mais aussi ses ténèbres : incertitudes, limites, faiblesses, erreurs, ignorances, ses grandeurs et ses décadences.
Ce que l'éthique recommande donc c'est de mettre en accord la connaissance et l'action. Une telle démarche nécessite une grande maturité de l'intelligence, tout le monde ne peut emprunter ses chemins...
13 avril 2008
Grands moments...
Finale du championat des landes au BO de biarritz...
Le soleil ...un café... en attendant....sur la terrasse















